Liberté, où es-tu cachée ?

D’après "La Chèvre de M. Seguin" d’Alphonse DAUDET

Spectacle tout public à partir de 5 ans

 

Une création de Mathilde BOST

 

Avec : Marie WALLET (danse-théâtre)

Juliette HERBET (saxophones, contrebasse)

Mathilde BOST (conteuse-comédienne)

 

Visuels : Stéphanie ONG

Sound design : Timothée BOST

Création lumière : Jules GUY

 

 

Durée du spectacle : 50 min

Crédit photographique : Roger FUSCIARDI / Centre social Pablo PICASSO _ GRIGNY _ juin 2018

Synopsis :

Eva :

« Je regarde le ciel qui resplendit

Et je me demande où tu es

Je te cherche

Mais où es-tu ?

Liberté, où es-tu cachée ? »

 

 

Son père :

« Liberté ? Tu rêves de Liberté ?

Mais il y a des loups, Eva. Des loups partout qui veulent te manger.

Ecoute l’histoire de la Chèvre de M. Seguin, que se battégue tonto la neui erré lou loup, e piei lou matin lou loup la mangé.

Et tu verras ce qu’on gagne à vouloir vivre libre. »

 

 

Eva :

« Je veux. Et je peux. »

 

 

Voici l’histoire d’Eva, une enfant éprise de liberté et qui répond à sa manière au conte d’Alphonse Daudet.

Le public :

"Sublime, il y a tant d'aspects aussi beaux et riches de sens qu'il est difficile d'en restituer la diversité en quelques images. Bravo à vous toutes, c'est du travail d'orfèvre que vous nous proposez..."

 

"Merveilleux et fort spectacle... Bravo aux artistes !"

 

"Trop beau ce spectacle !"

 

"Merci à toi OUAI, j'ai vraiment trouvé ça ouf !"

 

"On en redemande... des créations aussi riches belles et pleine de sens..."

Note d'intention du metteur en scène :

« Les chèvres ne tuent pas le loup. »

Avec ses babines retroussées et ses dents acérées, il achève sa proie sans pitié.

Le loup ? Quel loup ?

Celui qui frappe, qui harcèle, qui viole. Celui qui, tapi dans l’ombre, exerce son pouvoir de violence physique ou psychique. Celui qu’il faut savoir combattre pour arriver à la liberté.

Mon parcours de vie m’a mis en présence de plusieurs loups. Le plus difficile à combattre a été celui de mon enfance. C’est à un âge adulte bien avancé que j’ai réussi à aiguiser mes armes. Ne pas avoir peur. Car le loup se nourrit de la peur de sa victime. Et puiser sa force en soi. Car la force du cœur est plus puissante que la force physique. Avoir une confiance inébranlable en ce qui est vrai et juste.

Aujourd’hui j’aide à combattre les loups. Pas faciles à repérer au premier coup d’œil, car ils exercent dans des coins sombres pour ne pas être vus.

De toutes ces expériences de vie, j’ai voulu faire une création. Un spectacle porteur d’espoir et qui invite de manière ludique et imagée à trouver en soi les armes pour combattre les loups et rencontrer sa liberté. Parce que personne n’a le droit de vivre avec la peur au ventre, bridant son désir de vivre pour laisser le pouvoir à un loup.

 

Si Alphonse Daudet questionne dans son conte de manière brutale la liberté, entre l’enfermement dans le clos de M. Seguin et la fin tragique avec le loup dans la montagne, j’interprète son récit comme jusqu’au-boutiste : la liberté à tout prix, même au prix de la mort. Car l’émerveillement d’une journée au pays de la liberté vaut mieux qu’une vie encordée. Mais j’y ajoute ma propre nuance : être vivant et libre est possible, on peut combattre un loup et ne pas en mourir. Il ne faut jamais se décourager. Et croire en la force de vie qui habite chacun d’entre nous.